4 h 29 de route : le voyage vaut-il le chiot, et pour quelle race ?
Rouen est à 136 km de Paris, et à 398 km de Plouisy. Entre la rue du Gros-Horloge, première rue de France rendue aux piétons en 1971, et le lieu-dit Le Bois du Loup, la route demande 4 h 29 au volant, hors pauses. Voilà un trajet qu’on ne fait qu’en y croyant vraiment : c’est une heure vingt de plus que depuis Caen, déjà loin elle-même.
Nous vous le disons sans détour : à cette distance, il faut avoir ciblé votre chiot avant de partir : la race, la couleur, et même l’esprit de la portée. Si vous cherchez un labrador sans critère particulier, vous en trouverez sans doute dans un élevage plus proche. Si vous tenez au berger américain miniature, au pomsky ou à ces parents-là en particulier, alors le déplacement s’envisage.

Un week-end à deux, plutôt qu’une journée épuisante
L’aller-retour représente près de 9 heures de conduite : on ne le compresse pas dans une journée. Voici trois façons de s’y prendre, de la plus raisonnable à la moins conseillée.
Le week-end : la plus sereine
Route le vendredi, nuit à Guingamp ou sur la côte, visite le samedi, retour avec le chiot le lendemain.
Deux voyages : possible, mais coûteux
Un premier déplacement pour rencontrer les chiens et réserver, un second pour la remise : beaucoup de temps et de carburant.
Une seule journée : à éviter
Départ avant l’aube, visite express, retour de nuit. Fatigue, risque sur la route, chiot stressé.
Côté hébergement, le choix est vaste dans les environs de Guingamp, sans lien aucun avec l’élevage. Les rendez-vous se prennent du lundi au samedi, le dimanche étant fermé : la visite aura donc lieu le samedi, et le retour le lendemain. Mesurez aussi le coût du voyage : carburant, éventuels péages et nuit d’hôtel pèsent dans le budget, au même titre que le prix du chiot.
Vidéos, visio et suivi : apprendre à se connaître avant d’arriver
Une visio ouvre la relation avec Solène. Vous voyez la portée, sa mère, la maison ; elle vous entend parler de votre foyer. Entre l’appel et le départ, quelques images de la portée peuvent suivre : vous connaîtrez presque le chiot avant de le rencontrer.
Ramener le chiot : deux jours de route à étaler
Un chiot de huit semaines n’a jamais voyagé aussi loin. Fractionnez le retour : une première étape de quelques heures, puis une nuit sur la route, enfin la fin du trajet le lendemain. Cela peut paraître excessif, mais le chiot arrive moins éprouvé, et vous aussi.

Pendant les arrêts, laissez-le descendre sur l’herbe, proposez-lui de l’eau et ne le laissez jamais seul dans l’habitacle. Si votre vétérinaire à Rouen peut le voir dès le lendemain de l’arrivée, c’est un excellent réflexe.
La remise : ce que Solène peut accepter
Par défaut, le chiot est remis à Plouisy, à l’élevage. Toute autre solution, comme un rendez-vous à mi-chemin, est à demander à Solène avant la réservation : elle examine chaque demande à part. Aucune livraison n’est proposée d’office. Depuis la Normandie, tenez compte aussi de l’heure de la remise : un chiot récupéré en milieu de matinée peut rouler de jour dans de bonnes conditions, alors qu’une remise en fin d’après-midi impose presque toujours une nuit sur place.
Prix et réservation
Un berger américain miniature ou un pomsky coûte à partir de 1 000 €. Pour un labrador, 1 200 € est le plancher. Ces chiffres évoluent selon la couleur, le sexe et l’inscription au LOF, comme le détaille la page des tarifs. Pour réserver, on verse des arrhes ; Solène en indique le montant, un quart du prix, et l’absence de remboursement en cas de désistement avant tout paiement. Rappel utile pour ceux qui viennent de loin : un délai de sept jours doit séparer la signature du certificat d’engagement de la remise du chiot ; on le prévoit donc à distance, dès la décision prise, en le signant à Rouen un soir de semaine, sans attendre le week-end du voyage. Pour voir ce qui est ouvert, consultez les chiots disponibles.
